ARTS’FUSION est née de la rencontre de Virginie Mirbeau, chorégraphe, et d’Ollivier Leboucher, plasticien, pour le spectacle performance Quai du Tonkin. Crée dans le port du Havre autour du thème du monde industriel, il réunissait danseurs, comédiens, musiciens et vidéastes.
L’interdisciplinarité est alors l’axe central de réflexion de la compagnie.

En 1998 le solo Diversion est l’occasion pour Virginie Mirbeau de poser les bases d’une écriture chorégraphique exigeante et dynamique en résonnance avec la scénographie d’Ollivier Leboucher.
De 1998 à 2001, Arts’Fusion propose des créations où les diverses expressions artistiques se croisent et se décloisonnent autour de la question de l’espace et de son investissement. Ainsi sont réalisées des œuvres hybrides, des spectacles in-situ qui mettent en scène des lieux non-conventionnels et des architectures particulières, avec un public placé au cœur de l’évènement : Des-Illusions en 1999, Pôles en 2000 et H2O, commande de la 11ème Biennale de Danse du Val de Marne en 2001.

Puis par nécessité de revenir vers des formes plus concentrées mais sans abandonner le travail croisé danse et images vidéo, Arts’Fusion ouvre un cycle de trois créations pour des plateaux de théâtre.
De 2001 à 2003 avec Moins l’infini, Corpuscules et Ex Vacuo, la compagnie crée un triptyque de pièces courtes autour de la thématique Arts et Sciences et entame une collaboration avec un physicien de l’Université de Rouen.
En parallèle, l’IDDAC* en Gironde invite la compagnie sur deux saisons de 2003 à 2005. Ce partenariat se concrétise par : la présentation des pièces du triptyque, la commande d’une conférence dansée Zoom en 2004, la création d’un événement interactif Ipso Facto pour l’ouverture du festival Tendances en 2005 ainsi que l’accueil d’une conférence Danse et Chaos animée par Virginie Mirbeau et Christophe Letellier, physicien.

Avec Ipso Facto, Arts’Fusion entame un nouvel opus, celui de convoquer les technologies multimédia dans ses créations. Renouant avec des projets interactifs, Arts’Fusion propose cette fois-ci une participation du public à la construction active du récit en lui donnant la possibilité d’agir et de réagir, au moyen des interfaces technologiques.

En 2005, l’installation audiovisuelle MOBILé prolonge ces perspectives d’échanges et de dialogues entre l’œuvre et le spectateur. Dans MOBILé, le public, par simple contact avec l’interface placée au centre de l’installation, déclenche les séquences audiovisuelles qui mettent en scène des conversations sur les thèmes de l’espace et du temps.

* Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel