Création 2007 – Pièce chorégraphique pour 5 danseurs

Lieu de la création : le 7 décembre 2007 – Le Rive Gauche – St-Etienne du Rouvray

Production : Arts’Fusion
Coproduction : Théâtre Le Rive Gauche – St-Etienne du Rouvray
Subventionné par : Le Ministère de la Culture et de la Communication DRAC de Haute-Normandie (aide à la compagnie chorégraphique), la Région Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime, la Ville du Havre.
Soutien : Le Volcan Scène Nationale Le Havre.

Conception et Chorégraphie : Virginie Mirbeau / Scénographie : Ollivier Leboucher
Interprètes : Caroline Cybula – Pep Garrigues – Claire Laureau – Edouard Pelleray + 1 danseuse
Lumières : Dominique Mabileau / Costumes : en cours / Développement multimédia : en cours

Depuis trois ans les échanges dialogués avec des personnes de tous âges et horizons, sous la forme d’interviews, sont constitutifs du processus d’écriture des pièces de la compagnie.
En 2005, l’installation MOBILé propose des métaphores visuelles et sonores évoquées par des réponses aux questions sur le souvenir, le paysage, l’avenir, le confinement, l’espace partagé…
S’inscrivant dans ce prolongement, Should I go ? en 2007, proposera une variation chorégraphique à partir des conversations de l’installation.
Dans MOBILé, plusieurs niveaux d’échanges sont identifiés : rationnel, poétique, ludique, onirique… Ils ont pour conséquence de créer des récits «multifacés» qui dressent des personnages aux caractères polymorphes.
Ainsi dans … Should I go ? nous interrogerons les traces qu’ont laissés en nous les images, les climats et la part introspective des multiples récits de MOBILé.
Cette activité de la mémoire couplée à un travail chorégraphique sur les humeurs (peur, haine, amour, indifférence, révolte…) permettra aux danseurs, à partir des régles du jeu de rôles, d’incarner des personnages et de les faire évoluer dans des univers imaginaires, réceptacles possibles de leurs propres existences.
L’espace d’évolution des corps sera tout d’abord divisé en plusieurs lieux identitaires où les protagonistes délivreront des informations compositionnelles (trajets, orientations, musicalité, gestuelle…) relativent à leurs «psychologies». La lumière participera de cette architecture intimiste, affirmant les zones, les frontières, délimitant les espaces de circulation comme autant de mosaïques signifiants les multiples facettes de la pensée.
Puis l’espace s’ouvrira sur les rencontres au travers de formes rythmées du langage. Ainsi en s’apostrophant, mêlant leurs identités et s’affranchissant de leurs particularismes les danseurs engageront des conversations «à bâtons rompus» sur la nature de nos relations au monde, aux autres, à nous-même dans une joyeuse parade de paradoxes, d’antagonismes et de mimétismes.
Virginie Mirbeau